Zum Konzert am 24. Oktober 1960 in Paris

  Le Figaro, Paris, 26. Oktober 1960

CONCERT DE GALA DES NATIONS-UNIES

Le concert de gala des Nations Unies, donné lundi soir salle Pleyel, n’aura pas eu tout l’éclat qu’on pouvait en attendre – et cela malgré le concours prestigieux de Fischer-Dieskau et la belle maîtrise de Paul Klecki appelé à diriger l’orchestre symphonique de la radio japonaise. Pourquoi cela ? Sans doute parce que l’orchestre de Tokio ne possède pas, malgré de bonnes qualités, la « classe » des orchestres français et étrangers qu’on a entendus depuis un mois. Sympathiques, attentifs et discrets – trop discrets même – les instrumentistes japonais montrent plus de finesse que d’éclat.

Les passages brillants des œuvres interprétées (Suite en fa, de Roussel ; Cinquième symphonie, de Beethoven) ont quelque peu souffert de cet effacement, peut-être volontaire. D’autre part, Alexandre Uninsky, remplaçant le jeune pianiste italien Maurizio Pollini, a donné du Concerto en fa mineur, de Chopin une image bien pâle. Le mot « indifferent » semble avoir été créé pour qualifier cette élégance de commande, ce jeu propret, cette virtuosité sans rayonnement. Dans deux cycles de Lieder, de Mahler et Hugo Wolf, Fischer-Dieskau s’est taillé sans peine la part du lion. L’auditoire, moins dense qu’on eût pu l’espérer, a longuement acclamé l’admirable chanteur.

Clarendon


    

     Zeitung und Datum unbekannt     

    

Salle Pleyel

   

Il est bien dommage que pour une manifestation musicale de cette importance, retransmise en Eurovision, les images aient été, l’autre soir, aussi conventionelles. Décidément, ces retransmissions ne se justifient qu’à un certain degré de perfection technique.

Les découpages de Marcel Bluwal nous ont, dans ce domaine, rendu exigeants. Mais que penser de ceux de Denise Billon qui, lundi soir, réalisait l’émission ? Un vrai fatras ! Nous courions après les instrumentistes, nous n’arrivions pas à saisir un visage – fût-ce celui de Paul Klecki -. Nous ne savions rien de la salle, du public… Un seul recours : fermer les yeux et écouter l’extraordinaire Dietrich Fischer-Dieskau.

Autor unbekannt

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